Après les 35000 postes supprimés entre 2002 et 2007, le gouvernement accentue sa politique de restriction des moyens de l’éducation nationale, dans le budget 2008. Nous dénonçons le mauvais climat qui règne actuellement à l'école, conséquence des 11 200 postes supprimés cette année.

A Nanterre, selon Zacharia Ben Amar, adjoint au Maire à l’enseignement, ce sont 30 postes qui seront supprimés à la prochaine rentrée scolaire. Suppressions de postes qui entraîneront des classes surchargées, rendant encore plus difficile le suivi individuel des élèves.

Ce mauvais climat a également pour origine le positionnement très archaïque du Ministre Darcos lui-même, qui veut faire entrer l'école dans le XXIe siècle avec des méthodes du XIXe. La communauté éducative est particulièrement choquée par les méthodes « à la hussarde » qui ont prévalu en matière de révision des programmes, lors de la disparition d'une année pour les bacs professionnels ou encore à l’occasion de la mise en place d’un « service minimum ».

La transformation de l’École implique une toute autre dynamique pour le système éducatif et pour les métiers de l’éducation. C’est pourquoi, le 15 mai prochain doit être un temps fort de la mobilisation, non seulement des enseignants, des parents d'élèves, des élèves, mais aussi de toutes celles et tous qui défende une politique éducative ambitieuse, plaçant la réussite de tous les élèves au centre de ses préoccupations.

Le groupe des élus socialistes soutient sans réserve la mobilisation à l’occasion de la journée de grève du 15 mai prochain.

   
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