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Pour le droit à la sécurité pour tous !
Tribune du groupe socialiste de Nanterre Info de septembre 2011
 
Le droit à la sécurité pour tous, sur tout le territoire, incombe à l’Etat. C’est à la fois un droit et aussi une aspiration légitime des habitants. Pourtant, comme vous, nous constatons que les gesticulations et les déclarations tapageuses du Président de la République ne sont d’aucune efficacité pour résoudre les problèmes auxquels nous sommes confrontés.

Un rapport de la cour des comptes publié en juin 2011 établit un bilan objectif des 9 dernières années en matière de politique de sécurité. Et le constat est sévère pour l’actuel gouvernement. .Il signe l’échec de la politique du chiffre décrétée par Nicolas Sarkozy depuis 2002.
  • Depuis 2009, les effectifs globaux de police et de gendarmerie diminuent. A Nanterre, cette diminution a commencé depuis plusieurs années, puisque c’est près d’une quinzaine de fonctionnaires de police en moins entre 2004 et 2009, alors que la population augmente !
  • La répartition spatiale de l’ensemble ces forces devrait être mieux corrélée avec la taille de la population et l’importance de la délinquance constatée. La présence policière étatique apparaît relativement insuffisante dans certains lieux et, à l’inverse, excessive dans d’autres. Selon les choix des élus locaux, cette présence est complétée, dans certaines communes, par celles d’agents municipaux, chargés de missions complémentaires.
  • L’absence, en France, de toute évaluation rigoureuse de l’efficacité de la vidéosurveillance de la voie publique est une lacune dommageable, notamment au regard du montant des dépenses publiques engagées.
Notre action à Nanterre : Les élus socialistes de Nanterre défendent depuis longtemps la nécessité d’un investissement plus fort de la ville dans le domaine de la prévention et de la sécurité, en complémentarité avec le rôle de la police nationale.

En 2004, la direction de la tranquillité publique a été crée avec le soutien sans faille des socialistes. L’objectif des agents de la ville est d’assurer plus de sécurité des espaces publics, de médiation et de prévention des conflits ou actes de délinquance. 7 années d’un dispositif mériteraient une évaluation à la loupe afin de mesurer son efficacité. Nous demanderons à la rentrée qu’un rapport soit présenté en conseil municipal, afin de mesurer les axes de progrès, les manques ou les dysfonctionnements constatés, au regard des objectifs en la matière.

Nanterre assume sa part de responsabilité en posant des actes forts de solidarité, d’éducation et d’apprentissage de la citoyenneté, ou encore dans les domaines de l’emploi et de la formation, allant souvent bien au-delà de ses obligations. Ce travail est indispensable à côté d’une politique répressive, qui ne peut pas tout régler.

Dans un contexte de crise sociale et économique, certains actes délictueux ne cessent de monter (cambriolages, attaques de commerces, trafics de drogue, vols à main armée). Nous ne pouvons continuer à l’accepter ! Plus que jamais, nous demandons un accroissement des effectifs de la police nationale pour Nanterre.

Le 14 mai dernier, la ville de Nanterre a rendu un hommage à François Mitterrand, en inaugurant une place qui porte le nom de l'ancien président de la République (entre 1981 à 1995). Cette place « François Mitterrand » a été inaugurée dans le quartier du Parc Nord, sur proposition de Didier Debord, Maire-adjoint PS à l'espace public. De nombreux nanterriens se sont rassemblées autour des élus de Nanterre et de Suresnes. Robert Badinter, sénateur des Hauts-de-Seine et ancien ministre de la Justice de 1981 à 1986 était invité à prononcer un discours à cette occasion.

L'ancien garde des sceaux a prononcé un discours (téléchargeable ici) émouvant et très intense, mêlant anecdotes personnels et politiques, sur celui que les Français avaient chaleureusement surnommé « tonton ».

Robert Badinter a rappelé combien Mitterrand avait apporté à son parti, à la France et à l'Europe, lui qui, dans son testament politique recommandait : « ne sacrifiez jamais l'égalité à la liberté » et « ne dissociez jamais la fierté de la France de celle de l'Europe ».

A propos de la République, il disait également ceci « ne dissocier jamais la liberté et l'égalité. Ce sont des idéaux difficiles à atteindre, mais qui sont la base de toute démocratie ».

Son œuvre politique et la reconnaissance de son action ont désormais une place dans les livres d'histoire, et aussi à Nanterre. Nul doute que les socialistes sauront demain, mieux qu'hier, retenir les leçons de celui qui fut élu deux fois de suite au suffrage universel, à la plus haute fonction dans la République.

   
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