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Doit-on s’immoler en banlieue ? PDF Imprimer Envoyer
Mercredi, 23 Février 2011 00:44

EDITO. Yacine Djaziri dresse un inventaire implacable des maux qui frappent les quartiers périphériques et des responsabilités des politiques enfermés dans un système mortifère.

A l’instar du jeune Tchécoslovaque Jan Palach ayant usé du même mode mortifère en 1969 pour dénoncer l’invasion de son pays par les chars russes, l’immolation du jeune Mohamed Bouazizi voulant dénoncer un système tunisien indigne, va sans nul doute être gravée dans l’histoire de ce début du 21e siècle et par conséquent dans notre inconscient collectif.

A l’exception, pathétique, de quelques politiques et philosophes chagrins qui auront préféré jusqu’au bout, dans ces régions, le confort de dictatures amies à l’ombre des palmiers, à l’inconfort de démocraties chancelantes, cette étincelle de désespoir qui a embrasé l’ensemble du monde arabe emporté par un sirocco de liberté, réchauffe aujourd’hui nos cœurs de républicains.

L’Histoire en marche, à la vitesse d’un feu de brousse, nous éclaire inexorablement sur notre propre société car s’il est vrai que selon un proverbe bédouin « le chameau regarde toujours la bosse de son frère » (c’est tellement plus confortable), nous ne pouvons éviter l’effet miroir que nous renvoie les révoltes des ces peuples.

Face à ces reflets, nous sommes en droit de nous demander pourquoi les mêmes causes supportées depuis des années dans nos quartiers populaires ne provoqueraient pas les mêmes effets ? Parmi ces reflets, il est aisé d’extraire quelques bûches incandescentes :

  • L’irradiation du chômage qui frappe jusqu’à plus de 40% de la population (radio?)active. Dont, parmi elle, encore de trop nombreux diplômés toujours victimes de multiples discriminations.
  • La pauvreté qui en découle et qui transpire de plus en plus, au point de rendre l’air irrespirable, pour l’ensemble des habitants et acteurs sociaux de ces poches de misère. Ces poches n’étant que le corollaire d’une politique inavouée de ségrégation sociale.
  • Un système scolaire qui aggrave la ghettoïsation et ne permet quasiment plus l’engagement du droit à la promotion sociale. Ce qui contraint ceux qui le peuvent à abandonner « lâchement » l’école du quartier pour permettre à leurs enfants de vivre une scolarité sérieuse dans une véritable école de la république.
  • Des demandes de logements qui sont enregistrées sur des listes interminables uniquement pour révéler l’absurdité d’un système où se loger décemment n’est pas un droit mais un rêve porté par la colère.
  • L’humiliation des citoyens par des responsables politiques qui vous concertent publiquement non pas par culture démocratique, mais uniquement par souci de légitimer des décisions déjà prises en cabinet.
  • La corruption de quelques élus qui pour financer la prochaine élection (cantonale), invite certaines PME à financer leur journal de campagne et leur agenda contre la promesse de marchés publics et sous réserve de reversement de 3% des futurs marchés obtenus grâce à leur bienveillance.
  • Un pouvoir autiste et cynique qui se moque des maux d’une population, qui ne pèse pas bien lourd dans le débat démocratique au regard des taux d’abstentions de ces territoires.
  • L’absence de tout espoir, pour le plus grand nombre, de pouvoir changer la donne, ou simplement sa vie, se transforme insidieusement en un ravageur sentiment d’exclusion sociale pour ne pas dire d’inutilité sociale.

Il suffit ! L’ensemble de ces maux, sources de révolutions dans les pays arabes sont aussi le quotidien de plus en plus insupportable en France. Comment y remédier ? Doit-on s’immoler ? Se résigner ? S’indigner ? Se révolter ? S’engager ?

En attendant la prochaine révolte, chacun doit apporter ses réponses personnelles et collectives à ce brasier qui consume notre pays.

(source : http://yahoo.bondyblog.fr/201102220001/doit-on-s%E2%80%99immoler-en-banlieue/ )

 
Stade ARENA : signons la pétition pour un autre projet PDF Imprimer Envoyer
Samedi, 27 Novembre 2010 22:33
Lors du conseil municipal de juin dernier, les élus communistes, aux côtés de l’UMP, ont soutenu le projet de construction d’un nouveau stade sur Nanterre (40 000 places auxquels s’accoleront près de 30 000 m2 de bureaux supplémentaires) porté par le Maire.

Pour ton information, nous te joignions un tract qui précise bien les enjeux de ce projet qui semble déjà bien ficelé ! Mais il est encore temps de se mobiliser avant d’être dépassé par un projet dont les nanterriens seraient écartés.

Ensemble, interrogeons nous,  en amont sur les impacts de ce projet pharaonique sur la ville et ses habitants. Ce projet répond ils à nos  besoins et celles des villes avoisinantes en termes de pratiques sportives et culturelles? Le stade permettra t-il de répondre de façon efficiente à ces besoins dans un contexte budgétaire déjà très tendu ? Quelles seront les retombées (positives et négatives) pour la ville tout en se demandant  in fine si  ce projet qui a déjà fait le tour du périphérique n’aurait pas sa place sur d’autres territoires en  cruel manque d’attractivité ?

Si tu partages ces interrogations, n’hésites pas à signer la pétition que tu trouveras en cliquant sur le lien ci-dessous et à la diffuser autour de toi. L’objet de cette pétition n’est pas de se positionner pour ou contre ce projet mais de se donner les moyens de faire entendre nos voix pour que ce projet soit avant tout celui des nanterriens.


Nous vous invitons également à venir en débattre le mardi 7 décembre à 19h30 (salle Le Corbusier, Nanterre Préfecture) pour contribuer collectivement au Nanterre de demain.

Si tu le souhaites, nous pouvons aussi organiser une rencontre informelle avec des personnes de ton entourage pour échanger sur ce sujet important.

Amitiés.

Yacine Djaziri
 
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