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Contre une réforme des retraites régressive et injuste socialement |
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Dimanche, 12 Septembre 2010 14:01 |
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par Amandine ROUAH, militant socialiste de Nanterre
Hier, l’Assemblée nationale a voté le projet de loi gouvernemental dont le cœur consiste à repousser l’âge légal de départ à la retraite. L’ensemble du projet repose sur cette seule mesure, le gouvernement tentant vainement de nous convaincre de l’inéluctabilité de cette évolution comme si aucun autre choix n’était possible.
Cette régression, le parti socialiste la dénonce depuis maintenant plusieurs mois aux côtés des syndicats. Nous étions nombreux en juin et mardi dernier à marcher ensemble et à scander notre opposition face à un projet qualifié abusivement de réforme. Cette loi n’est pas seulement l’attaque d’un symbole dont la gauche est à l’origine puisque mis en place par François Mitterrand, mais aussi très concrètement une mesure qui conduira mécaniquement à une hausse des inégalités dans notre pays.
Car l’effort national demandé n’est pas équitablement réparti, puisque les salariés ayant commencé à travailler très jeunes seront les premiers touchés par ce report de l’âge légal.
S’y ajoute, la question de la prise en compte de la pénibilité que le gouvernement a négligée et volontairement réduite à la portion congrue dans son projet. En faisant reposer l’évaluation de la pénibilité sur un diagnostic médical, la loi ignore un pan entier de pathologies qui ne se déclarent que plusieurs années après la cessation d’activité, notamment les cancers.
Socialement -et ce n’est pas la moindre des lacunes - ce projet ne s’inscrit pas dans une réflexion globale sur la place des plus de 50 ans dans les entreprises et plus généralement dans notre société. La question de l’emploi des personnes dites « séniors », alors que nous sommes le mauvais élève de l’OCDE, est donc renvoyée à plus tard par le gouvernement.
Ce choix aboutit à un paradoxe puisqu’il exige de travailler plus longtemps alors que beaucoup aujourd’hui n’ont même pas d’emploi !
Enfin, et c’est le comble, ce projet est de court-terme sur le plan budgétaire. D’une part, il ne suffit pas lui-même pour rééquilibrer durablement le financement des retraites et d’autre part, il ponctionne le Fonds de réserves créé par les socialistes qui était un gage de sécurité pour l’avenir.
Les propositions des socialistes étaient pourtant nombreuses : revoir le financement global des retraites en mettant à plat notre fiscalité et en y incluant les revenus du capital, inclure des critères reconnus de pénibilité (travail de nuit, exposition au risque chimique et métiers exposés à des travaux physiques importants), enfin avancer sur la question de l’emploi des séniors.
Un nouvel appel à manifester a été lancé par les syndicats sur la date du 23 septembre.
Venons nombreux car ce projet, régressif, doit être contesté avec force !
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La quête des chevaliers de la table ronde "jeunes -police" |
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Écrit par Yacine Djaziri
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Dimanche, 06 Septembre 2009 19:06 |
Yacine Djaziri dénonce l’imposture de la réunion qui s’est tenue sous l’égide du ministre de l’intérieur, le 1er septembre, place Beauvau. Ou sont passé les chevaliers de la table ronde « jeunes-police » ? C’est la question que pose indirectement le journaliste Luc Bronner dans son dernier article paru dans le journal Le Monde du 1er septembre, intitulé « L’étonnant casting de la table ronde jeunes-police », organisée place Beauvau sous l’égide du nouveau ministre de l’intérieur, Brice Hortefeux et sa grande amie Fadela Amara, secrétaire d’Etat chargée de « la lutte contre la burqa ». Cette réunion, organisée à la sortie d’un été émaillé de multiples affrontements entre bandes de jeunes et la police, se voulait le point de départ du dialogue entre les forces de l’ordre et notre jeunesse rebelle. Malheureusement, nos dirigeants politiques n’ont pas su ou pas voulu s’inspirer de la légende arthurienne, qui sous le règne de son roi assurait la paix du royaume en réunissant en assemblées les plus preux de ses chevaliers qui héritaient de leurs places uniquement sur leurs mérites et étaient à ce titre tous égaux. Nous aurions trouvé pertinent de transposer en 2009 cette sagesse médiévale et de réunir les principaux acteurs concernés par la problématique sécuritaire qui étrangle nos quartiers populaires. Ce ne fut malheureusement pas le cas : les associations présentent ce jour-là avaient été sélectionnées selon la règle de l’accointance, avec les NPNS*, Sos Racisme et autre APCR*, conçus principalement comme marchepied vers le pouvoir et de fait tristement serviles à toute autorité. A une exception notable, l’association Zy’va qui, contrairement aux précitées, possède une véritable assise territoriale et traite lucidement avec les pouvoirs en place uniquement dans l’intérêt de son précieux rayonnement sur ma ville de Nanterre. En effet, Zy’va, riche de ses 400 adhérents et de 70 bénévoles, agit quotidiennement depuis 15 ans sur le quartier du Petit Nanterre contre l’échec scolaire, l’inculture et la délinquance. A cela s’ajoute une initiation novatrice à la démocratie à travers des « Zy’va débats », où des familles entières (de la grand-mère en cours d’alphabétisation ou de théâtre, au petit dernier en soutien scolaire, en passant par des sorties culturelles) peuvent interpeller directement toutes les personnalités politiques, économiques et scientifiques du pays qui raffolent de cette immersion populaire de bonne tenue. Certes, Zy’va ouvre ses portes à l’ensemble de la classe politique, y compris à un ancien candidat à la présidence de la République qui pour régler les problèmes de violences voulait subtilement karchériser nos cités. On connaît les résultats près de quatre ans après les émeutes de banlieues : on organise encore des tables rondes faute d’avoir trouvé le Saint-Graal de la sécurité pour tous (+14% d’agressions entre 2003 et 2008). Le plus grave à mon sens lors de cette médiatique table ronde de la place Beauvau fût l’absence d’associations fortement présentes en banlieue comme la Fédération des centres sociaux ou bien les MJC, ou encore, pourquoi pas, l’association AC-Le Feu, fort de son tour de France des quartiers. Ce qui est certain : que se soit sous le règne du Roi Arthur ou en Afghanistan sous le diktat des chefs de guerre ou plus proche de nous, dans les rapports entre la police et nos jeunes, l’apaisement des conflits passe nécessairement par un dialogue profond entre d’authentiques protagonistes. Pour conclure, il faut savoir que la table ronde fut sciemment composée par Merlin l’enchanteur afin de permettre aux membres de l’assemblée d’être à égale distance par souci d’équité. On pourrait vivement s’en inspirer dans le mode d’attribution des subventions publiques afin de garantir l’indépendance des associations vis-à-vis du pouvoir politique. Ces mesures sont indispensables afin d’engager un processus de réflexion sur les solutions et les moyens propices à l’établissement d’une société apaisée, sinon nous aurons droit encore et toujours à des opérations de communication. Yacine Djaziri *NPNS : Ni pute ni soumise *APCR : Agir pour la citoyenneté recrutement
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Comment se sentir Européen ? |
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Lundi, 18 Mai 2009 22:46 |
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L'ancien Chancelier allemand Willy Brandt exhortait les peuples à « oser plus de démocratie pour rendre l'Europe plus efficace et plus légitime ». Près de quarante ans plus tard, cette exhortation reste cruellement d'actualité au regard du manque d'intérêt que portent nos concitoyens à l'échéance électorale européenne du 07 juin 2009.
Il n'est pas nécessaire de revenir sur le déni de démocratie qu'a composé la ratification du traité de Lisbonne par nos élus réunis en congrès en 2007 contre le vote majoritaire du peuple lors du référendum de 2005.
Cet aspect n'est, à mon sens, que la partie émergée de l'iceberg : cette Europe paraît trop lointaine, trop bureaucratique, trop libérale au sens cynique du terme ; elle ressemble à un grand mécano juridique pour enfants surdoués. Et pourtant avec ses 500 millions de citoyens/consommateurs et ses 23 millions de PME, la communauté européenne peut et doit devenir un véritable pôle d'influence face à la mondialisation. Pour cela, on pose souvent trois conditions : l'harmonisation des acquis sociaux, la baisse des taxes sur l'emploi afin de lutter contre les délocalisations et l'incitation à une révolution industrielle environnementale.
Nous n'avons aucun mal à nous sentir européens lorsque nous voyageons, nous consommons ou simplement lorsque nous regardons un match de Champions league ou encore l'Eurovision (dans lesquels est présente « naturellement » la Turquie).
La question n'est plus de savoir si nous nous sommes européens mais bien comment se sentir pleinement européen ? Pour cela nous devons découvrir et apprivoiser la politique économique de L'Union Européenne en direction notamment de nos PME. Car je reste convaincu que pour créer des emplois, il faut créer et soutenir des employeurs.
C'est pourquoi il nous faut prendre conscience que la Banque Européenne d'investissement (BEI) est aussi notre banque et qu'elle dispose d'une enveloppe de 30 milliards d'euros (2008-2011) pour soutenir les investissements et augmenter les fonds de roulements des PME qui représentent près de 70 % des emplois dans le secteur privé à travers l'Europe.
C'est bien dans l'optique de « rendre plus efficace et plus légitime » cette Europe que nous « osons plus de démocratie » dans le cadre de nos dîners débats avec des leaders politiques* et 50 entrepreneurs des quartiers (organisation : Lanouvellepme / BondyBlog) avec pour ambition mesurée et affichée de rendre l'Europe totalement nôtre. *14 mai Rachida Dati UMP à Bondy - PROCHAINE ECHEANCE 26 MAI BENOIT HAMON A NANTERRE
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Un salarié de TF1 renvoyé : une atteinte à la correspondance privée. |
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Écrit par Joelle
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Dimanche, 10 Mai 2009 10:48 |
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L'affaire fait grand bruit depuis que le journal Libération a rapporté il y a quelques jours l'affaire de ce salarié de TF1, responsable du pôle innovation web, licencié pour ses convictions, après avoir contesté la loi Hadopi dans un courriel adressé à titre privé à sa député Françoise de Panafieu.
Décidément, ce projet de loi qui pose de nombreux problèmes au gouvernement et à sa majorité à fait sa première victime. Jérôme Bourreau-Guggenheim , avait écrit il y a quelques semaines à sa député, comme le font habituellement de nombreux citoyens, pour exprimer ses positions et son opposition sur la loi Hadopi.
On connait maintenant la suite scandaleuse qui a été donnée à ce courrier : apparemment la député a transféré ce courriel au ministère de la culture car le contenu était "interessant et argumenté". Puis le ministère (qui donc et le saura t-on un jour ?) le transfert à la direction de TF1. Conséquence : la décision de la chaine privée est sans appel : "licenciement pour divergence forte avec la stratégie de l'entreprise".
Même si ce n'est pas une surprise, à quel moment l'entreprise a t'elle rendue publique sa position ?
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