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Forte baisse des financements CUCS : le Conseil Général essaye d’en faire porter la responsabilité aux associations, porteurs de projet. PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 30 Novembre 2009 23:02
Le Conseil Général des Hauts-de-Seine qui s’était engagé contractuellement avec la ville de Nanterre sur le financement à crédits constants pendant 3 ans (2007 à 2009) des actions du contrat urbain de cohésion sociale (CUCS) vient de voter l’enveloppe 2009.

Nanterre est la ville qui connait la plus forte baisse (110 000 €.) mais l’immense majorité des autres villes du département connaissent, elles aussi, une réduction de leur enveloppe. Ce choix budgétaire épargne néanmoins quelques unes d’entre elles dont la ville d’Antony. La première adjointe au maire, déléguée à la politique de la ville, S. Devedjian, peut se féliciter de sa bonne fortune puisque l’enveloppe consacrée à sa ville augmente de près de 35% entre 2007 et 2009.

Sous le prétexte fallacieux de documents administratifs insatisfaisants, 30 actions sont refusées par le Conseil Général sur les 66 retenues par l’Etat et la ville de Nanterre. Est-ce à dire que deux des trois partenaires qui ont signé ce contrat sont incompétents ? D’autant que 22 des projets refusés cette année, avaient été financés par le Conseil Général l’année passée. On peut se demander où est la cohérence d’une telle décision.

Seconde explication donnée, les porteurs de projets associatifs seraient déjà financés dans le cadre du droit commun. Cet argument n’est pas recevable puisque le CUCS n’a pas vocation à financer des structures associatives mais des actions déposées dans le cadre d’axes définis par les trois partenaires signataires.
Pour illustrer ces explications absurdes voici quelques exemples.
  • L’association, « Les espaces ouverts », qui a mis en place une action d’aide aux travailleurs handicapés ne serait pas éligible au financement du CUCS car dépendant du droit commun du CG, mais ce dernier a toujours refuser de subventionner l’association.
  • L’AFIJ (Association pour faciliter l’insertion des jeunes diplômés) qui travaille en directions des jeunes des quartiers prioritaires, s’est vue opposer un refus au motif que son action n’entrerait pas dans les cadres de la politique de la ville.
  • Si à Nanterre il n’est pas possible de financer les clubs de prévention ou le PLIE dans le cadre du CUCS, cela l’est à Villeneuve-la-Garenne et ce, pour des sommes conséquentes, respectivement 19 000 euros et 54 000 euros en 2009.
  • La majorité des projets rejetés appartient à l’axe qui a pour objectifs de favoriser la réussite scolaire et l’accompagnement à la parentalité, axe désigné comme prioritaire au moment de la signature du contrat. Etrange façon de soutenir une priorité en réduisant le soutien financier qui lui est accordé !
On le comprend bien ces arguties ne justifient rien, il s’agit bel et bien d’un choix politique… mais que la majorité départementale ne semble pas prête à assumer face à ceux qui en subissent les conséquences.

Comment peut-on, alors que le pouvoir d’achat des Nanterriens est à la baisse, que le chômage augmente, réduire avec une telle ampleur les soutiens accordés aux associations qui travaillent pour donner de l’espoir, pour permettre d’accéder à l’emploi, au logement, aux droits les plus élémentaires ?

M. Devedjian et sa majorité ne savent donc pas que la crise économique frappe d’abord et plus durement les populations des quartiers populaires ?
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